LES CARACTÉRISTIQUES DE L'ARAIGNÉE SAUTEUSE

Les couleurs vives d'un perroquet, le regard perçant d'un aigle, l'attaque soudaine d'un faucon, le sublime saut d'une antilope…

L’ARAIGNEE SAUTEUSE

Contrairement à beaucoup d'espèces d'araignées qui filent des toiles et attendent, l'araignée sauteuse préfère attaquer sa proie elle-même en sautant sur elle -comme le suggère son nom. L'araignée est si experte à faire ceci qu'elle peut attraper un insecte volant à plus d'un demi mètre.


Et dans votre propre création, et dans ce qu'Il dissémine comme animaux, il y a des signes pour des gens qui croient avec certitude. (Sourate al-Jathiyya, 4)

Les araignées sauteuses ont été créées suffisamment puissantes pour chasser des créatures plus grandes qu'elles.

L'araignée peut employer cette étonnante technique grâce à la puissance de la pression hydraulique dans ses huit pattes. A la fin de l'attaque, elle descend soudainement sur sa proie et lui enfonce ses crocs puissants. La chasse a lieu habituellement entre des plantes dans des secteurs envahis par les herbes. Pour faire ceci avec succès l'araignée doit calculer l'angle approprié, ainsi que la vitesse et la direction de la victime.

Ce qui est encore plus intéressant, c'est la manière dont l'araignée parvient à éviter d'être tuée après avoir attrapé sa proie. L'araignée risque la mort, parce qu'afin d'attraper sa proie, elle doit naturellement se lancer dans l'air. Ainsi elle pourrait se briser en tombant sur le sol de cette distance (généralement à partir du sommet d'un arbre). Mais l'araignée évite ce risque en s'attachant à un fil qu'elle fixe à la branche sur laquelle elle est perchée juste avant de sauter. Ceci l'empêche de tomber et lui permet de s'accrocher dans l’air. Le fil est assez fort pour soutenir à la fois son propre poids et celui de la proie qu'elle a attrapée.


Mission : trouver et verrouiller la cible

Les autres caractéristiques physiques de cette espèce d'araignée experte dans les sauts sont également impeccables. Les yeux médians antérieurs sont très mobiles, l'araignée pouvant suivre du regard une proie. Ces yeux ont une très grande acuité visuelle qui permet de voir un mouvement à 2 mètres. Grâce à leurs rétines de quatre rangées, qui sont sensibles aux longueurs d'onde vertes et ultraviolettes, les yeux de l'araignée lui donnent une excellente vision lointaine. Les quatre autres yeux sur le côté de sa tête ne voient pas avec la même clarté, mais ils peuvent sentir n'importe quel mouvement autour d'eux. De cette façon elle peut facilement percevoir une proie ou un ennemi derrière elle.13

Pensons à ce que nous avons appris sur l'araignée sauteuse jusqu'ici. Sa construction corporelle est telle qu'elle lui permet d'entreprendre des mouvements rapides, et d'attraper sa proie en un seul saut. De la même manière ses yeux lui permettent de voir sa proie dans n'importe quelle direction.

Naturellement, l'araignée n'a pas pensé que ces yeux supplémentaires pourraient lui être utiles et puis les a minutieusement construits. En outre, ces yeux ne lui sont pas venus par hasard. L'animal a été créé, ainsi que ses caractéristiques, par Allah. La théorie de l'évolution, qui ne peut même pas expliquer comment un oeil existe, ne peut faire aucun commentaire au sujet des huit yeux de l'araignée sauteuse et la coordination parfaite entre eux.


Une technique de camouflage parfaite sous tous ses aspects

Si on vous demande ce que vous pouvez voir en haut et à droite de la photo, vous direz naturellement "quelques fourmis sur et sous une feuille". Mais, sur la photo, ce qui attend sous la feuille n'est pas une fourmi. C'est un type d'araignée sauteuse connu sous le nom de Myrmarachninae. La seule chose qui permet de distinguer l'araignée des fourmis c’est le nombre de pattes : les araignées ont huit pattes et les fourmis six.

Comment l'araignée sauteuse est-elle capable de tromper les fourmis ? Elle fait cela non seulement en leur ressemblant dans l'apparence, mais aussi en imitant leur comportement. Par exemple, afin de cacher le nombre de ses pattes, l'araignée sauteuse relève la paire de pattes de devant pour simuler les antennes ondulantes de la fourmi.14 De cette façon elles ressemblent aux antennes des fourmis. Mais réfléchissons un peu : avoir recours à cette tromperie signifie que l'araignée peut compter. L'araignée a d'abord compté le nombre de ses propres pattes et de celles des fourmis, et a comparé les deux. Se rendant compte qu’elle a deux pattes de plus que les fourmis, elle a compris qu'elle devrait s’en débarrasser. Alors, de manière la plus consciente qui soit, elle relève ses pattes supplémentaires pour les faire ressembler à des antennes.

Il y a ici plusieurs points auxquels il faut réfléchir. Tout d'abord, l'araignée est physiquement une créature complètement différente de la fourmi. Pour que l'araignée ait l'air d'une fourmi, il ne suffirait pas qu'elle pointe ses pattes en l'air. Elle doit copier aussi la marche des fourmis et la position de leur corps. A cette fin, elle doit être experte en observation et aussi pour peindre ce qu'elle voit, à l’instar d’un acteur jouant un rôle.

Comme nous l'avons vu, l'araignée utilise des méthodes d'imitation, ce qui exige réflexion, la mise en pratique d’un plan d’action, ainsi que la réalisation des transformations physiques nécessaires. Ceci n’est pas du tout un problème pour l’araignée. Pourtant, toute personne douée de bon sens n'aura aucune difficulté à voir que l'araignée ne peut pas faire un tel travail. En premier lieu, le cerveau de l'araignée n'est pas capable de ce genre de pensée. Alors quelle est la source des capacités de l'araignée? Avant de tirer une quelconque conclusion, il serait utile d'examiner quelques autres qualités qui sont nécessaires pour que le déguisement soit complet.


Les imitations de fourmis par les araignées sauteuses sont si parfaites que les autres araignées sauteuses se trompent en les prenant pour de vraies fourmis et essaient de les chasser.

Le déguisement de l'araignée ne consiste pas seulement en ce que nous avons vu ci-dessus. Afin de rassembler à une fourmi elle a besoin de cacher ses yeux, qui ne sont pas de simples gros points, comme ceux des fourmis. Mais une caractéristique de l'araignée a résolu ce problème. Deux taches sombres sur ses côtés imitent les grands yeux composés de la fourmi.15

Arrêtons-nous un instant et réfléchissons. L'araignée ne peut pas savoir qu'elle a deux taches sur les deux côtés de sa tête. Il ne serait pas intelligent de parler d'une situation où une araignée soit au courant de quelque chose et à partir de cela développe consciemment une stratégie. Alors, comment se fait-il que l'araignée, qui vit de fourmis et les imite, obtienne de faux yeux sur le côté de sa tête ? Comment l'araignée a su "apprendre", "compter" et "imiter ?" Que serait-il arrivé si elle n'avait pas eu ces faux yeux? Dans ce cas, quelles que soient ses qualités d'imitation, les fourmis l'auraient identifiée. Si les fourmis se rendent compte du danger et réagissent avant l'araignée, ce sera la fin de l'araignée : Les fourmis tueraient l'araignée avec leurs mâchoires puissantes. Même en faisant abstraction de la mystérieuse faculté qu’a l’araignée de compter et d’imiter, il est évident qu'il ne suffit pas que l'araignée imite les fourmis—elle doit aussi porter ces faux yeux depuis la naissance pour que le déguisement réussisse.

Ce sont là quelques-unes des caractéristiques dont l'araignée a besoin pour survivre. Qu'une seule manque, et l'araignée sauteuse ne pourrait vivre longtemps. En définitive, peut-on vraiment dire que l'araignée a obtenu ses caractéristiques par coïncidence et par étape ? Bien sûr que non : l'araignée les a eues toutes en même temps. Allah a créé chaque créature dans une forme parfaite, et l’a en même temps dotée de chaque caractéristique nécessaire à sa survie.


Les mâchoires


Le mâle de l'araignée Myrmarachne plataleoides a une apparence des plus intéressantes. Les mâles de cette espèce ont un long "nez". Quand l'araignée mâle attrape sa proie ou s’il est en danger d'être attaquée, il plie ce "nez" en deux pour en faire des mâchoires dotées de crocs découverts à chaque extrémité.16 L'araignée peut également utiliser alors ces extensions très longues et aiguës comme de véritables épées.


Le dévouement de l'araignée sauteuse


Dès qu'elle naît, chaque petite araignée a la capacité de fabriquer des toiles, car elle est créée avec un corps conçu pour la construction des toiles et avec l'habileté et les connaissances qui y sont nécessaires.

L'araignée sauteuse porte ses nouveau-nés sur son dos pendant un certain temps. De cette façon elle répond mieux à leurs besoins et les protège mieux.17 L'araignée, qui est une machine de mort impitoyable pour ses ennemis, se comporte en même temps le plus affectueusement avec sa progéniture. Cette situation soulève beaucoup de questions pour les évolutionnistes, qui prétendent qu'il y a une lutte pour la vie entre les créatures vivantes dans la nature et que seuls les plus forts peuvent survivre. Il s’agit de leur fameuse sélection naturelle. Mais quand nous examinons des créatures vivantes dans la nature, nous tombons sur des exemples qui contredisent directement les prétentions évolutionnistes. Il y a des exemples évidents de dévouement entre des créatures de la même espèce ou d'espèces différentes. Le fait que des insectes ou des animaux se sacrifient pour d'autres créatures vivantes, ou risquent la mort pour leurs petits, met les évolutionnistes dans une impasse quand ils regardent la nature. Une revue scientifique décrit cette attitude comme suit:


Afin de protéger ses petits, l'araignée sauteuse les transporte sur son dos pendant un certain temps.

La question se pose de savoir pourquoi les êtres vivants s'aident mutuellement. Selon la théorie de Darwin, chaque être vivant est dans un état constant de guerre pour survivre et se reproduire. Puisque aider les autres diminuera les chances de sa propre survie, ce modèle de comportement aurait dû disparaître à long terme. Or on a vu que les êtres vivants peuvent se sacrifier [les uns pour les autres].18

Il est évidemment impossible d'expliquer l'amour maternel des animaux pour leur progéniture par un quelconque mécanisme évolutionniste. C'est un fait tellement bien établi que nombre d'évolutionnistes, tels que Cemal Yildirim, ont dû l'admettre:

Y a-t-il une quelconque possibilité d'expliquer l'amour pour la progéniture par un système "aveugle" qui n'inclut pas de facteurs émotifs ? Il est certainement difficile de dire que les biologistes de même que les darwinistes ont pu donner une réponse satisfaisante à cette question.19

Il n'est pas possible, bien sûr, d'expliquer les concepts d'amour, de compassion et le désir de protéger, en se référant à un système "aveugle". C’est parce que c'est Allah Qui inspire tout comportement chez les animaux, qui n'ont ni conscience ni intelligence, qu’il n'est pas possible qu'un animal, quel qu'il soit, puisse, de son propre gré, faire preuve de sacrifice, préparer des projets ou faire quoi que ce soit d'autre. C'est Allah Qui contrôle tout.

 

 

13- National Geography, "All Eyes on Jumping Spiders", Septembre 1991, pp. 43-64
14- Natural History, "Samurai Spiders", 3/95, p. 45
15- Natural History, "Samurai Spiders", 3/95, p. 45
16- National Geography, "All Eyes on Jumping Spiders", Septembre 1991, p. 51
17- Karl Von Frisch, Ten Little Housemates, Pergamon Press, Londres, 1960, p. 110
18- Bilim ve Teknik Dergisi, no. 190, p. 4
19- Cemal Yıldırım, Evrim Kuramı ve Bağnazlık, Bilgi Yayınları, p.195